ANNEXE D
REGLES DE COURSE PAR EQUIPES
Note du traducteur : dans cette annexe, le mot anglais «
umpire » désigne un arbitre sur l’eau chargé de juger
directement les courses par équipes.
Les courses par équipes doivent être courues selon Les Règles
de Course à la Voile telles que modifiées par cette annexe. Si
des umpires officient, les instructions de course doivent le spécifier.
D1 MODIFICATIONS AUX REGLES DE COURSE
D1.1 Modifications aux règles du chapitre 2
(a) La règle 17.2 est remplacée par « Sauf lors d’un
louvoyage au vent, pendant qu’un bateau est à moins de deux fois
sa longueur de coque d’un bateau sous le vent, il ne doit pas naviguer
au-dessous de sa route normale sauf s’il empanne. »
(b) La première phrase de la règle 18.2(c) est remplacée
par « Si un bateau était en route libre devant au moment où
il a atteint la zone des deux longueurs, ou s’il est devenu ensuite en
route libre devant quand un autre bateau dépassait la position bout au
vent, le bateau en route libre derrière doit par la suite se maintenir
à l’écart. »
(c) La règle 18.4 est supprimée.
(d) Ajouter une nouvelle règle 22.3 : « Un bateau qui a fini ne
doit pas agir pour gêner un bateau qui n’a pas fini. »
(e) Ajouter une nouvelle règle 22.4 : « Quand des bateaux dans
des courses différentes se rencontrent, toute modification de route de
l’un ou l’autre bateau doit être cohérente avec le
respect d’une règle ou la volonté de gagner sa propre course.
»
D1.2 Autres règles additionnelles
(a) Il ne doit pas y avoir de pénalité pour une infraction à
une règle du chapitre 2 quand l’incident survient entre des bateaux
d’une même équipe et qu’il n’y a pas de contact.
(b) Ajouter à la règle 41 : « Cependant, un bateau peut
recevoir de l’aide d’un autre bateau de son équipe à
condition qu’aucune communication électronique ne soit utilisée.
»
(c) Un bateau n’est pas habilité à recevoir une réparation
basée sur un dommage ou une blessure occasionné par un autre bateau
de son équipe.
D2 RECLAMATIONS ET PENALITES
D2.1 Réclamations et exonération
(a) La troisième phrase de la règle 61.1(a) et la totalité
de la règle 61.1(a)(2) sont supprimées.
(b) Un bateau qui, pendant qu’ il est en course, est susceptible d’avoir
enfreint une règle du chapitre 2 (à l’exception de la règle
14 quand il a causé un dommage ou une blessure) ou la règle 42,
peut effectuer une pénalité conformément à la règle
44.2, sauf qu’un seul tour est exigé.
(c) Les instructions de course peuvent spécifier que la règle
D2.4(b) s’applique à toutes les réclamations.
D2.2 Courses arbitrées sur l’eau
Les courses devant être arbitrées sur l’eau doivent être
identifiées soit dans les instructions de course, soit par l’envoi
du pavillon U au plus tard avec le signal d’avertissement.
(a) Quand un bateau réclame selon une règle du chapitre 2 ou selon
la règle 31.1, 42 ou 44, il n’a pas droit à une instruction,
sauf selon la règle 14 quand il y a un dommage ou une blessure. A la
place, quand le bateau réclamé manque soit à reconnaître
avoir enfreint une règle soit à effectuer la pénalité
adéquate, le bateau réclamant peut demander une décision
en arborant ostensiblement un pavillon jaune et en hélant « Umpire
».
(b) Un umpire doit signaler une décision de la façon suivante
:
(1) Un pavillon vert ou un pavillon vert et blanc signifie « Pas de pénalité
».
(2) Un pavillon rouge signifie « Un ou plusieurs bateaux sont pénalisés.
» L’umpire doit héler ou faire signe pour identifier chaque
bateau devant être pénalisé.
(c) Un bateau pénalisé selon la règle D2.2(b)(2) doit effectuer
une pénalité de deux tours selon la règle 44.2.
(d) PENALITES A L’INITIATIVE DES UMPIRES
Quand un bateau
(1) enfreint la règle 31.1 ou 42, ou une règle du chapitre 2 par
un contact avec un autre bateau de son équipe, et n’effectue pas
de pénalité ;
(2) manque à respecter la règle D2.2(c) ;
(3) commet une violation à la sportivité ; ou
(4) enfreint la règle 14 quand un dommage ou une blessure peut avoir
été causé ; ou quand un bateau ou son équipe obtient
un avantage bien qu’ayant effectué une pénalité,
un umpire peut engager une action sans réclamation d’un autre bateau.
L’umpire peut imposer une pénalité d’un ou plusieurs
tours, chacun comprenant un virement de bord et un empannage, signalée
en arborant un pavillon rouge et en hélant le bateau en conséquence,
ou faire un rapport de l’incident au comité de réclamation
et le signaler en arborant un pavillon noir, ou les deux.
D2.3 Autres règles d’arbitrage sur l’eau
Chacune de ces règles s’applique seulement si les instructions
de course le spécifient.
(a) PROCEDURE DE RECLAMATION AVEC PAVILLON SIMPLE
La règle D2.2(a) est remplacée par
Quand un bateau réclame selon une règle du chapitre 2 ou selon
la règle 31.1, 42 ou 44, il n’est pas habilité à
avoir une instruction, sauf selon la règle 14 quand il y a un dommage
ou une blessure. A la place, un bateau impliqué dans l’incident
peut rapidement reconnaître l’infraction à une règle
et effectuer la pénalité correspondante. Si aucun bateau n’effectue
de pénalité, un umpire doit décider si un bateau a enfreint
une règle et doit signaler la décision conformément à
la règle D2.2(b).
(b) COURSES AVEC ARBITRAGE PARTIEL SUR L’EAU
La règle D2.2 s’applique, sauf que quand un bateau respecte la
règle D2.2(a) et que soit il n’y a pas de décision signalée
soit un umpire montre un pavillon jaune signalant qu’il n’a pas
suffisamment de faits pour décider, le bateau réclamant est habilité
à avoir une instruction.
D2.4 Règles additionnelles pour les réclamations
et les réparations quand les courses sont arbitrées sur l’eau
(a) Ni le comité de course ni le comité de réclamation
ne doivent réclamer contre un bateau pour une infraction à une
règle citée dans la règle D2.2(a), sauf selon la règle
14 quand il y a un dommage ou une blessure.
(b) Les réclamations et demandes de réparation n’ont pas
besoin d’être faites par écrit. Le comité de réclamation
peut recueillir les faits de toute façon qu’il considère
appropriée et peut communiquer sa décision verbalement.
(c) Il ne doit pas y avoir de demande de réparation ou d’appel
d’un bateau suite à une décision, action ou absence d’action
d’un umpire. Le comité de réclamation peut décider
d’envisager d’accorder réparation quand il estime qu’un
bateau officiel, y compris un bateau umpire, peut avoir sérieusement
gêné un bateau concurrent.
D3 CLASSEMENT D’UNE COURSE
D3.1
(a) Chaque bateau qui finit une course, que la règle 28.1 ait été
respectée ou non, doit recevoir le nombre de points égal à
sa place d’arrivée. Tous les autres bateaux doivent recevoir le
nombre de points égal au nombre de bateaux admis à courir.
(b) De plus, les points d’un bateau doivent être augmentés
de la façon suivante :
| Règle enfreinte |
Points de pénalité |
| Règle 28.1 quand en conséquence |
10 |
| Toute autre règle enfreinte en course
pour laquelle une |
6 |
(c) Après une instruction, le comité de réclamation peut
pénaliser de la façon suivante :
(1) Quand un bateau a enfreint une règle et qu’en conséquence
son équipe a obtenu un avantage, il peut augmenter les points de ce bateau.
(2) Quand un bateau a enfreint la règle 1 ou 2, la règle 14 quand
il a causé un dommage ou une blessure, ou une règle quand il n’est
pas en course, il peut pénaliser l’équipe du bateau de la
moitié ou plus de ses victoires de course, ou peut ne pas imposer de
pénalité.
(d) L’équipe avec le plus petit total de points gagne la course.
Si les totaux sont égaux, l’équipe n’ayant pas le
bateau classé premier gagne.
D3.2 Quand tous les bateaux d’une même équipe ont
fini, abandonné ou manqué à prendre le départ, le
comité de course peut arrêter la course. Les bateaux de l’autre
équipe en course à ce moment doivent recevoir les points qui leur
auraient été attribués s’ils avaient fini.
D4 CLASSEMENT D’UNE SERIE
D4.1 Quand deux équipes ou plus courent dans une série,
le vainqueur doit être l’équipe ayant gagné le plus
grand nombre de courses. Les autres équipes doivent être classées
dans l’ordre du nombre de victoires.
D4.2 Quand cela est nécessaire, les égalités dans
une série terminée doivent être départagées
en utilisant, dans l’ordre,
(a) le nombre de courses gagnées quand les équipes à égalité
se sont rencontrées ;
(b) les points marqués quand les équipes à égalité
se sont rencontrées ;
(c) si deux équipes restent à égalité, la dernière
course entre ces équipes ;
(d) le total des points obtenus dans toutes les courses contre des adversaires
communs ;
(e) une course décisive si cela est possible, sinon un tirage au sort.
Si une égalité multiple n’est que partiellement départagée
par l’un des points cidessus, les égalités restantes doivent
alors être départagées en recommençant à la
règle D4.2(a).
D4.3 Si une série n’est pas terminée, les
équipes doivent être classées en fonction des résultats
des rounds terminés, et les égalités doivent être
départagées chaque fois que possible en utilisant les résultats
des courses entre les équipes à égalité dans le
round non terminé. Si aucun round n’a été terminé,
les équipes doivent être classées dans l’ordre de
leurs pourcentages de courses gagnées. Les autres égalités
doivent être départagées comme prévu dans la règle
D4.2.
D5 AVARIES QUAND LES BATEAUX SONT FOURNIS PAR L’AUTORITE ORGANISATRICE
D5.1 Un bateau fourni victime d’une avarie et demandant réparation
en conséquence, doit envoyer un pavillon rouge à la première
occasion raisonnable et, si possible, continuer à courir. Le comité
de course doit décider de la réparation comme prévu dans
les règles D5.2 et D5.3.
D5.2 Quand le comité de course décide que la
place d’arrivée d’un bateau a été substantiellement
aggravée, que l’avarie n’était pas de la faute de
l’équipage, et que dans les mêmes circonstances un équipage
raisonnablement compétent n’aurait pas pu éviter l’avarie,
il doit prendre une décision aussi équitable que possible. Elle
peut être d’ordonner de recourir la course, ou, si la place d’arrivée
du bateau était prévisible, de lui attribuer les points pour cette
place. En cas de doute sur la place d’un bateau au moment de l’avarie,
le doute doit être levé en sa défaveur.
D5.3 Une avarie causée par un équipement fourni
défectueux ou par une infraction à une règle de la part
d’un adversaire, ne doit normalement pas être considérée
comme étant de la faute de l’équipage, mais une avarie causée
par un maniement négligent, un chavirage, ou une infraction commise par
un bateau de la même équipe, doit l’être. En cas de
doute sur la faute de l’équipage, le doute doit être levé
en faveur du bateau.